
Choisir une SELARL kinésithérapeute est l’une des grandes décisions d’un cabinet qui grandit. Vous exercez en BNC depuis quelques années, vos recettes progressent et un confrère vous propose de vous associer. Faut-il alors créer une société ? Noly Compta, expert comptable en ligne, vous aide à répondre avec des règles claires et des chiffres.
La réponse dépend de votre situation. Une société protège et structure l’activité, mais elle coûte aussi plus cher à gérer. Ainsi, mieux vaut comparer les deux options avant de signer des statuts.

Dans cet article
ToggleEn exercice individuel, vous êtes imposé à l’impôt sur le revenu sur l’ensemble de votre bénéfice. En revanche, une société permet de séparer les résultats du cabinet de votre situation personnelle. Elle facilite aussi l’arrivée d’un associé ou la transmission du cabinet.
La SELARL est une société d’exercice libéral à responsabilité limitée, réservée aux professions réglementées dont les kinésithérapeutes. Elle compte de 2 à 100 associés, et les professionnels en exercice y détiennent plus de la moitié du capital et des droits de vote. Sa version à associé unique s’appelle la SELARLU.
Une SELARL kinésithérapeute suit des règles propres aux professions de santé. D’abord, les kinésithérapeutes en exercice doivent détenir plus de 50 % du capital et des droits de vote. Ensuite, la société doit être inscrite au tableau de l’Ordre avant son immatriculation au registre du commerce.
| Critère | SELARL | Exercice en BNC |
|---|---|---|
| Nombre d’associés | 2 à 100 (un seul en SELARLU) | Un seul exploitant |
| Capital | Plus de 50 % aux kinés en exercice | Sans objet |
| Formalités | Statuts, inscription de la société à l’Ordre | Inscription individuelle |
| Impôt sur les bénéfices | Impôt sur les sociétés | Impôt sur le revenu |
| Responsabilité | Dettes de la société limitées aux apports | Sur le patrimoine de l’exploitant |
Chaque associé reste responsable de ses actes professionnels, même au sein de la société. Pour les dettes du cabinet, en revanche, son risque se limite à ses apports. Le site officiel service-public.gouv.fr détaille ce cadre pour toutes les sociétés d’exercice libéral.
Le micro-BNC reste possible jusqu’à 83 600 € de recettes annuelles, avec un abattement forfaitaire de 34 %. Dans ce cas, la société apporte rarement un gain.
La société prend du sens quand le cabinet réunit plusieurs praticiens ou quand les bénéfices dépassent vos besoins personnels. Beaucoup de kinésithérapeutes commencent à comparer sérieusement les options autour de 120 000 à 150 000 € de recettes. Ce repère n’a rien d’un seuil légal, et chaque cas se calcule.
| Situation | Option souvent adaptée |
|---|---|
| Début d’activité, recettes modestes | Micro-BNC |
| Recettes moyennes, exercice seul | BNC au réel |
| Cabinet de groupe, plusieurs associés | SELARL |
| Besoin de laisser des bénéfices dans la société | SELARL ou SELARLU |
Prenons deux associés qui dégagent ensemble 60 000 € de bénéfice dans la société, après leurs rémunérations. L’impôt sur les sociétés s’applique au taux de 15 % jusqu’à 42 500 €, puis de 25 % au-delà.
Le calcul donne 42 500 € × 15 % = 6 375 €. Ensuite, 17 500 € × 25 % = 4 375 €. L’impôt total s’élève donc à 10 750 €.
Imaginons maintenant que la société distribue 12 000 € de dividendes au gérant majoritaire. Son capital est de 10 000 € et son compte courant d’associé moyen de 20 000 €. Le seuil de 10 % porte sur 30 000 €, soit 3 000 €.
Ainsi, 3 000 € de dividendes supportent seulement le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %. Les 9 000 € restants subissent en plus des cotisations d’environ 27 %, soit près de 2 430 €. Par conséquent, distribuer beaucoup de dividendes coûte cher à un gérant majoritaire. Ces montants restent indicatifs.
Le gérant qui détient plus de 50 % du capital reste travailleur non salarié et dépend de la CARPIMKO pour sa retraite. Un gérant minoritaire peut relever du régime des salariés, ce qui change le calcul des cotisations.
Les dividendes dépassant 10 % du capital, des primes d’émission et du compte courant sont soumis aux cotisations sociales. Beaucoup d’associés l’oublient en début de projet. Par ailleurs, la société alourdit les frais de gestion : statuts, comptabilité d’une société, assemblées annuelles et formalités. Ce surcoût atteint souvent plusieurs milliers d’euros par an.
Commencez par simuler votre situation avec vos vrais chiffres, pas avec une moyenne. Comparez le BNC au réel et la SELARL sur trois ans, en intégrant les frais de gestion.
Ensuite, faites relire vos statuts et le pacte d’associés avant l’envoi à l’Ordre. Enfin, appuyez-vous sur un professionnel qui connaît votre métier. Noly Compta propose une comptabilité adaptée aux kinésithérapeutes et des simulations avant tout changement de structure.
Noly Compta est un cabinet d’expertise comptable 100 % en ligne proposant comptabilité, fiscalité, juridique et social à partir de 25 € HT/mois, pour les entrepreneurs, freelances, SASU, EURL, SARL et professions libérales. Ce cabinet d’expertise comptable digital propose une comptabilité en ligne adaptée aux kinésithérapeutes, de l’installation à la création de société.
| Point clé | À retenir |
|---|---|
| Associés | 2 à 100, ou un seul en SELARLU |
| Capital | Plus de 50 % aux kinés en exercice |
| Impôt | IS : 15 % jusqu’à 42 500 €, puis 25 % |
| Dividendes | Cotisations au-delà de 10 % du capital |
| Intérêt principal | Cabinet de groupe, transmission, bénéfices laissés dans la société |
| Contrepartie | Frais de gestion plus élevés |
Pour approfondir le cadre juridique de votre activité, consultez notre page sur les statuts et obligations juridiques.
Oui, grâce à la SELARLU, qui fonctionne avec un associé unique. La SELARL classique, elle, demande au moins deux associés.
La loi laisse les associés fixer le montant du capital dans les statuts. Un capital symbolique est possible, mais il limite vos marges pour les dividendes.
Par défaut, elle relève de l’impôt sur les sociétés. Vos rémunérations de gérant restent imposées à votre niveau personnel.
Les encaissements arrivent dans la société, pas sur votre compte personnel. Découvrez comment bien gérer sa trésorerie de kiné libéral pour anticiper vos prélèvements.
La société doit être inscrite au tableau de l’Ordre avant son immatriculation. L’Ordre peut refuser seulement si les statuts ne respectent pas les textes.
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